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UENO Senseï , Hanshi 8ème dan
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PRESENTATION
Le Iaido (souvent aussi appelé Iai ) regroupe un ensemble de techniques d'escrime au sabre long Japonais ( Katana ) qui consistent à dégainer et couper dans le même mouvement.
La première attaque est généralement portée à la hauteur de la tempe ou des yeux de l'adversaire.
Les techniques consistent en attaques, parades et contre attaques comprenant des coupes létales.
La lame est ensuite "essorée" du sang qui la macule et rengainée.
Les origines du Iaido remontent au Moyen-Age japonais à la période des guerres (Sengoku-jidai entre le XIVe et le XVIIe siècle).La sécurité était précaire et le guerrier ( Samurai ou Bushi ) portait en permanence le Katana passé dans la ceinture le tranchant tourné vers le haut.
Les Bushi avaient remarqué que lors d'attaques imprévues (au détour d'un carrefour, à l'intérieur d'un bâtiment), c'est la rapidité avec laquelle on dégainait et on enchaînait une contre-attaque qui permettait d'acquérir un avantage fondamental dans le combat.
C'est de cette observation qu'est né le Iaido.

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HISTOIRE

La tradition veut que la première formalisation du Iaido soit due à un certain Hayashizaki Shinsuke Shigenobu né vers 1542 à Shinzaki en Dewa .
Hayashizaki aurait créé le premier style de Iaido appelé Hayashizaki-ryu, (aussi connu sous le nom de Shinmeimuso-ryu ou Jushin-ryu). Il aurait enseigné jusqu'à l'âge avancé de 70 ans.
L'un des disciples de Shinsuke, Tamiya Heibee Shigemasa aurait ensuite fondé le Tamiya-ryu , style qui eu la faveur des Shogun puisque l'un des descendants de Shigemasa, Narimasa enseigna le Iaido à Tokugawa Ieyasu.
Plus tard, à la 7è génération des Tamiya, Hasegawa Chikarasuke Hidenobu développa le Hasegawa Eishin-ryu.
Vers 1688, à la 9è génération, Omori Rokkottai Morimasa créa son propre style appelé Omori-ryu à partir du Eishin-ryu et de Kata de l'école de Kenjutsu de Sinkage-ryu en y ajoutant le Seiza de l'étiquette de Ogasahara-ryu.
Ces diverses écoles ou styles ( Ryu , Ryuha ) sont regroupés sous le nom d'écoles anciennes ou Koryu .
Après avoir failli disparaître après la révolution Meiji en 1868 avec l'interdiction du port du sabre (1876), le Iaido s'est développé de nouveau grâce à l'un des derniers grands enseignants de Iaido de l'époque Meiji, Nakayama Hakudo qui après avoir étudié le Eishin-ryu, créa le Musoshinden-ryu en 1933.


OKADA Senseï , Hanshi 8ème dan
Le Iaido est aujourd'hui largement pratiqué au Japon et dans le monde.
Cet étonnant succès pour un art martial pouvant paraître somme toute très ésotérique est dû à deux raisons principales :
- la prise de conscience par les anciens maîtres de l'époque Meiji que le Iaido disparaîtrait si les écoles jusque là très fermées ne s'ouvraient pas au public.
- la volonté des fondateurs du Kendo moderne (vers 1952) de ne pas voir le Kendo se dénaturer en sport. Afin que le pratiquant de Kendo utilise son Shinai non comme un bâton mais comme un sabre, il est en effet apparu utile de maintenir vivantes les origines du Kendo avec le maniement du Sabre nu.
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LA PRATIQUE DU IAIDO
Le Iaido se pratique dans une tenue que l'on appelle Keikogi ou vêtement d'entraînement composé d'une veste et d'un pantalon ample appelé Hakama, le plus souvent de couleur noire ou blanche (le choix de la couleur dépends parfois des écoles).
Une ceinture large ( Obi ) est serrée à la taille sous le Hakama, dans laquelle le pratiquant passe le sabre.
L'étude à lieu dans une salle avec un plancher, appelée Dojo .
Pour les démonstrations ( Enbu ), les pratiquants revêtent la tenue traditionnelle plus formelle appelée Montsuki-Hakama qui rappelle la tenue des Bushi en ville. Comme son nom l'indique la veste est décorée des blasons (5 Mon ) de famille.

SEKIGUCHI KOMEI SENSEÏ,
SOKE, 21ème GRAND MAITRE,
MUSO JIKIDEN EISHIN RYU IAIJUTSU
D'un point de vue physique le Iaido ne requiert aucune qualité particulière et peut être pratiqué par les femmes et les enfants/ados, cependant nous n'acceptons les enfants/ados qu'à partir de 13 ans.
L'espace nécessaire reste réduit et le matériel (du moins tant que l'on en reste au sabre en bois : bokken) peu onéreux.
Le Iaido, comme de nombreux arts martiaux Japonais, possède aussi une approche morale et/ou philosophique qui peut être abordée par ceux qui le souhaitent.
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LE KI, LE SEIKA TANDEN OU HARA , LE CENTRE DES ENERGIES
Le ki (en japonais), est un mot qui a pour traduction « vapeur », « exhalaison », « fluide », « influx », « énergie », le terme le mieux adapté étant « les souffles ». Il s'agit d'un concept essentiel de la culture asiatique.
Dans cette approche spirituelle , le Ki englobe tout l'univers et relie les êtres entre eux ; dans un organisme vivant, il circule à l'intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent tous dans le « centre des énergies » appelé « champ du cinabre », seika tanden au Japon. Il est donc présent dans toutes les manifestations de la nature.
Le concept de Ki n'a pas d'équivalent précis en Occident . On peut toutefois noter de nombreux liens de convergence avec la notion grecque de pneuma (ayant pour traduction « souffle »), et dans la même optique avec la notion d' esprit , en latin « spiritus » (dérivé de spirare = souffler) qui signifie souffle , vent .
Pour désigner le ki , on utilise parfois l'expression « souffle-énergie » (kokyu-ryokyu) .
Dans le Iaido, lorsque l'on coupe ou lorsque qu'un coup est porté ( atemi en japonais), c'est le ki du frappeur qui est transmis à l'adversaire et provoque la blessure ; à ce titre, l'important est plus d'atteindre un point vital (rencontre de méridiens) que de mettre de la puissance physique. Le ki est concentré à l'extrémité du sabre et provoque la coupe. La concentration du ki dans le seika tanden est un des éléments fondamentaux des budo : les hanches sont la liaison entre le haut du corps (qui manipule les armes) et le bas du corps (la stabilité). D'un point de vue symbolique, le seika tanden réalise la liaison entre « le ciel et la terre » (tenchi) , notion que l'on peut traduire par unification entre l'intention (le ciel, la pensée) et l'énergie (la terre) ; on peut par exemple y voir la métaphore d'un arbre qui puise sa nourriture dans la terre pour tendre vers le ciel.
Le ki reliant les êtres, il relie également les deux adversaires :
La notion de vigilance, le zanshin que l'on retrouve dans tous les arts martiaux japonais, s'appuie aussi sur le concept de ki . À travers le ki , on peut « sentir » l'intention de l'ennemi, ce qui permet de riposter plus efficacement, voire d'agir avant que l'adversaire ait pu lui-même agir. On utilise également le terme sen pour désigner cette action simultanée ( sensen no sen : attaque anticipant l'action adverse ; go no sen : riposte anticipant l'action ; sen no sen : attaque simultanée).

Le ki dans le seika tanden (Hara)
Le centre des énergies hara ou seika tanden, point d'intersection de tous les méridiens, est donc le « carrefour » du Ki . Il se situe dans le ventre, à deux largeurs de doigt (environ 3 cm) sous le nombril.
Ce point est un symbole fort dans cette croyance. On peut remarquer que :
- lorsqu'une personne respire , c'est son ventre qui se gonfle et se dégonfle (les poumons s'étendent vers le bas en poussant le diaphragme et les viscères à l'inspiration), on peut le constater en regardant une personne dormir ;
- le centre de gravité du corps humain se situe vers cet endroit ;
- la mère porte le fœtus dans son ventre.
La coïncidence de ces phénomènes explique l'importance qu'ont pu accorder les japonais à ce point précis du corps. La manifestation la plus dramatique de l'importance de ce point est sans doute le seppuku ( suicide rituel japonais), qui consiste à s'ouvrir le ventre avec un tanto ( couteau - sabre ).
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L'ETIQUETTE

Plus que dans tous les autres arts martiaux, l'étiquette ( Reigi ) joue un rôle très important dans le Iaido où elle est particulièrement élaborée, tatillonne et ponctuée d'un grand nombre de marques de respect (au sabre, au Dojo, etc.).
Le sabre avait pour les Bushi un pouvoir redoutable.
C'est une arme extrêmement dangereuse qui peut tuer et à laquelle le Bushi confiait sa vie.
Il n'est donc pas surprenant que son emploi et son maniement soit entourés de marques de respect.
Ces marques de respect sont en partie inhérentes à la culture traditionnelle Japonaise. Elles viennent aussi du sabre lui-même. Son utilisation au combat peut amener au dernier échelon de la sauvagerie.
L'étiquette est un moyen de revenir à l'humanité.
C'est sans doute pour cette raison que les entraînements dans les arts martiaux Japonais et notamment dans le Iaido commencent et se terminent par des saluts.

Domo arigato gozaïmasu
Enfin le tranchant redoutable du Katana fait qu'il est aisé de se blesser en le manipulant . L'étiquette est alors un moyen d'appliquer de façon automatique un certain nombre de consignes de sécurité.
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LES GRADES ET LES TITRES
Autrefois les Koryu délivraient aux élèves un certificat de capacité "Menkyo".

MENKYO KAIDEN
Aujourd'hui deux systèmes coexistent.
- D'une part, un système de grades divisés en Kyu (du sixième au premier) puis en Dan (du Shodan au 10 ème Dan) qui valorise la connaissance technique des pratiquants :
Au cours d'un passage grade, les pratiquants en respectant l'étiquette, présentent des Kata du Seitei-Iai et/ou Koryu, dont certains sont imposés, devant un Jury composé d'experts.
Kyu du 6 ème au 1 er : rokyu, gokyu, yonkyu, sankyu, nikkyu, ikkyu.
Dan du 1 er au 8 ème : shodan, nidan, sandan, yondan, godan, rokudan, nanadan, hachidan.
- D'autre part, les titres qui valorisent les qualités techniques, humaines et pédagogiques :
Il existe trois titres qui sont dans l'ordre croissant Renshi, Kyoshi et Hanshi .


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LE SABRE DE IAIDO
Une très grande partie de l'intérêt du IAIDO réside dans l'utilisation d'un Sabre ( Katana ) authentique.

KATANA

UENO Senseï , Hanshi 8ème dan
Toutefois il s'agit d'une arme coûteuse (certaines lames anciennes sont davantage considérées comme des oeuvres d'art que comme des armes) et les débutants jusqu'à un stade assez avancé de leur pratique peuvent utiliser un sabre factice ( Iaito ou Mogi-to ).
Ceci leur permet en outre de s'entraîner sans danger ni pour eux ni pour les autres pratiquants.


La coupe par UENO Senseï ,
Hanshi 8ème dan ( Diagramme des angles de coupe )
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LES KORYUS

TSUMAKI SEIRIN MONTONOBU,
SOKE, 14ème GRAND MAITRE
TAMIYA RYU IAIJUTSU
Même si l'histoire officielle du Iaido tourne autour du Musoshinden-ryu il existe encore de nos jours un très grand nombre de Koryu.
La plupart ne rassemblent que quelques dizaines de pratiquants alors que les plus connus rassemblent à eux seuls la quasi-totalité des pratiquants et présentent un certain degré d'organisation (stages enseignants, manuels, etc.).
Musoshinden-ryu
Eishin-ryu
Tamiya-ryu
Katori-shinto-ryu
Katori-shinto-ryu
La plupart des Koryu comptent des dizaines de Kata regroupés généralement en trois familles de difficulté croissante :
Le Shoden : débutants
Le Chuden : pratiquants confirmés
L'Okuden : experts
Il ne faut toutefois pas se méprendre sur la notion de difficulté.
En effet les Kata en eux mêmes ne sont généralement pas beaucoup plus compliqués, mais c'est leur réalisation qui est plus exigeante (qualité des enchaînements, du réalisme, etc.).
Autrefois la forme la plus avancée Okuden n'était d'ailleurs enseignée qu'aux meilleurs étudiants.

KATA MUSOSHINDEN-RYU

SATO Senseï Hanshi 8ème dan
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VIDEOS DES 12 KATA DU SEITEI IAI
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Dans un souci d'unification et afin de permettre à tous les pratiquants d'avoir une base commune, les experts de la Fédération Japonaise de Kendo (Zen-Nippon-Kendo-Renmei, ZNKR ) ont développé une nouvelle école le Seitei-Iai qui comporte aujourd'hui 12 Kata inspirés de Kata de divers Koryu.
Le pratiquant de Iaido doit travailler le Seitei-Iai (base commune) et un Koryu (école au choix).L'étude des Kata du Seitei-Iai est indispensable, au même titre que ceux des Koryu, pour les passages de grades.

KATA SEITE IAI
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Le terme Iaïdo est composé de 3 kanjis
signifiant approximativement :
I : Vivre, Exister
Aï : L'harmonie, l'union
Dô : La Voie
Iaïdo peut donc se traduire par la voie de la vie en harmonie, ou exister en union avec la voie.

L'essentiel de la pratique du Iaido consiste en l'apprentissage et l'exécution de kata, séquences de mouvements précis, s'exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario.Certaines écoles proposent des séries de kata à deux.
Ces formes constituent autant de supports à l'enseignement et permettent la transmission de l'ensemble des techniques d'une école.
Les katas se composent à la base des quatres mêmes étapes :- Dégainé et première coupe (nukitsuke ou nukiuchi)
- Coupe principale (kiri oroshi) - nettoyage de la lame (chiburi)
- Rangement de la lame dans le fourreau (notô) De nombreuses variantes, coupes, frappes d'estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutés dans certains kata.
Les kata démarrent soit debout (tachi iai), soit à genoux au sol (seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (tate hiza).
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Batto-do (coupe)

TAKAMURA senseï Hanshi 10ème dan
Le Seitei Toho Batto Do, école de coupe fondée par KATO Shinji 9ème dan Hanshi, s'inspire du duel au sabre entre combattants de même niveau technique. La cible s'aborde comme un adversaire.
Le Kata s'appuie, en premier lieu, sur une longue pratique, d'abord à deux, puis seul dans le même esprit sévères et très strictes.
Distance, disponibilité du corps et de l'esprit, rythme, anticipation, vigilance, présence sont autant de qualités à développer et a mettre en oeuvre.
Le seitei toho batto do se divise en quatre niveaux d'étude comprenant chacun cinq kata. Chacun d'entre eux correspond à une situation de combat particulière telle qu'on peut l'imaginer en iaido ou kenjitsu. A partir de cette idée, il est impossible de scinder le seitei toho batto do des autres disciplines complémentaires telles le iaido et le kenjitsu qui apportent les connaissances indispensables à la pratique plus large de l'escrime japonaise traditionnelle. Nous rappelons donc que le but n'est pas prioritairement de trancher. La coupe doit être la résultante d'un ensemble de facteurs et ne prend son sens que dans la globalité de la technique.
Les trois premiers niveaux, SHODEN, niveau de base, CHUDEN, niveau intermédiaire, OKUDEN, niveau supérieur se pratiquent seul face à une cible. Seul le dernier kata d'okuden requiert deux adversaires et donc deux cibles.
Le quatrième niveau, KUMI TACHI, est la mise en confrontation de deux partenaires sur une même cible. En conséquence, il demande d'être hautement expérimenté, les sabres passant relativement près de chacun des pratiquants. Le rythme dans la coupe et le contrôle du sabre sont fondamentaux pour pouvoir travailler dans un climat de sérénité et de sécurité totales. Dans ce cas de figure, un kiaï accompagne les actions. Nous recommandons vivement de ne pas tenter ce type de travail sans avoir pratiqué longuement les autres niveaux sous l'attention d'un professeur expérimenté.
A ces quatre niveaux se rajoutent deux formes de coupe :
La première nommée SHINCHOKUGIRI, consiste en une coupe verticale sur des cibles placées horizontalement. Ce type de coupe verticale diffère largement du suemonogiri par le fait qu'il s'inspire là encore d'une situation de combat et que la cible est la représentation d'un adversaire.
La deuxième, TSUYUBARAI, est un kata à l'esprit très particulier, étant un rituel visant à chasser les éléments maléfiques dans un lieu destiné à des cérémonies.
KATO Senseï Hanshi 9 ème dan
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Tameshigiri (tests de coupe)
Le terme tameshi giri , signifie littéralement « test de coupe ». Il s'agit de tester la capacité de coupe , et donc la qualité, d'une lame, notamment de katana .
Au Moyen-Âge , les tests se faisaient sur différents supports tels que des barres de fer, des casques de combat, des armures, des cadavres empilés, voire, dans certains cas et en fonction de l'exigence du forgeron ou de son "client", sur des condamnés à mort entravés.








Le nombre de corps coupés lors du test était inscrit sur la soie de la lame (nakago) sous la forme de traits de lime. Certains forgerons, sûrs de la qualité de leur ouvrage, allaient jusqu'à revêtir le kimono cérémonial blanc sous leur vêtement au cas où l'echec des tests de leur lame les oblige à faire seppuku. De nos jours, les tests de coupe se font sur des bottes de paille de riz ou de roseau, parfois renforcées en leur centre d'une tige de bambou, pour restituer la texture d'un cou humain.
Le tameshigiri est fréquemment confondu avec le batto do , l'art de la coupe qui, associé au Iaido, constitue l'aboutissement de la voie.

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LES DEPLACEMENTS

LES PRINCIPAUX DEPLACEMENTS
À la base de la marche et de tous les déplacements, il y a le pas. En japonais le kanji ashi signifie le «pied», mais aussi par extension le «pas».
Pour pouvoir réaliser correctement n'importe quelle technique, il est indispensable de savoir au préalable se déplacer. Mais avant de maitriser ces déplacements, il est nécessaire de connaître parfaitement tous les pas de base, connaître les différents appuis et modes de déplacement du pied.
L'apprentissage des déplacements exige de se poser des questions sur l'utilisation de nos appuis et de la répartition du poids sur nos pieds, de notre posture de dos et du placement du bassin. C'est pourquoi savoir marcher correctement, intelligemment et efficacement dans le cadre de la pratique du Iaido est une vraie remise en question.
Pour se déplacer, il faut choisir une direction. Mae pour avant, ushiro pour arrière, migi pour droite et hidari pour gauche. Mais de surcroît, il faut savoir comment poser son pied au sol.
On lance d'abord la pointe du pied en avant et elle touche le sol une fraction de seconde avant le talon. En préparation à un déplacement, le talon est généralement légèrement décollé du sol afin de conserver une tension dans les jambes, tandis que les appuis se font sur l'avant du pied.
Cette typique manière de marcher s'explique par le port des sabres sur le côté. S'il fallait courir avec une marche normale, les sabres seraient tellement secoués qu'ils tomberaient hors du fourreau.
AYUMI ASHI :
Le pas de base de la marche s'appelle ayumi ashi (pas de marche appelé aussi pas romain ). Il suffit de se déplacer comme dans notre vie de tous les jours. On l'utilise lorsque l'on s'avance vers l'adversaire.
OKURI ASHI :
Dans un autre style okuri ashi (pas envoyé ou double pas) lance le pied avant dans l'orientation choisie, et le pied arrière suit comme si un fil élastique le reliait au premier.
La forme inverse d'okuri ashi se nomme tsugi ashi (pas qui suit). C'est le pied arrière qui propulse le corps, lorsqu'il touche (presque) le pied avant celui-ci avance aussitôt. Okuri ashi et tsugi ashi sont génériquement appelés « pas chassés ».
HIRAKI ASHI :
Mal connu hiraki ashi (pas latéral) permet de s'ouvrir un chemin pour passer le corps. On l'utilise beaucoup dans la pratique du sabre, uke étant face à soi, il permet un déplacement de côté en esquivant l'attaque de l'adversaire afin de trancher sans être tranché.

Les déplacements s'effectuent avec le hara
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LES GARDES : KAMAE

Chacune des différentes gardes (kamae) ont leurs origines et leurs applications dans le Sabre ancestrale, et elles nous aident à maintenir les liens entre la pratique moderne et les origines. Elles nous rattachent aux racines du sabre.
Il existe cinq différentes gardes (kamae).
CHUDAN NO KAMAE , autrement dit la position en garde "moyenne".
- Il s'agit de la plus élémentaire et fondamentale garde (kamae), et sert de base pour toutes les autres.
- Cette garde constitue une garde défensive en raison de la menace que fait peser la pointe du Sabre dirigée vers la gorge de l'adversaire, tout en observant un sanshin.Dans cette position, il est relativement facile de maîtriser la distance, le Ma-ai.
- Dans les textes anciens cette garde est souvent appelée la Garde de l'eau ( Mizu-no-kamae ), probablement grâce à sa souplesse et à ses capacités d'adaptation (l'attaque et la défense s'enchaînent harmonieusement). Chudan No kamae sert à produire à la fois une attaque forte et une défense impénétrable.
JODAN NO KAMAE , autrement dit la position en garde "haute".
- La garde haute Jodan-no-kamae dont il existe 2 versions: la garde haute à gauche ( Hidari-jodan ) et la garde haute à droite ( Migi-jodan ), selon que le pied en avant est le pied gauche ou le pied droit. Les mains sont largement tendues au dessus de la tête, la main gauche en avant et le Sabre légèrement décalé de l'axe du corps. Le but est alors d'avoir une attitude suffisamment menaçante derrière avec la pointe , mais aussi devant avec la tsuka-kashira et un puissant sanshin, pour ne pas susciter de réaction d'attaque de l'adversaire et d'engager aussitôt une action si il devenait menaçant. Il existe une autre variante, moins connue, Age to, où l'on tient le sabre à une seule main, l'autre poser sur le obi pour stabiliser le corps.
- Dans les textes anciens cette garde est souvent appelée, la Garde du feu ( Hi-no-kamae ) par comparaison avec les flammes qui s'élèvent (le Sabre en position haute ) mais aussi parce qu'il est difficile d'approcher le feu de près sans se brûler (attaque instantanée) et que le pratiquant doit être aussi menaçant que des flammes ou la Garde du Ciel / Paradis ( Ten-no-kamae) une garde offensive à la fois spirituellement et physiquement. Lors de l'utilisation de Jodan, il faut tenter de neutraliser les attaques de l'adversaire, ainsi que son esprit.
L'efficacité de Jodan No Kamae dépend davantage de l'aspects spirituel que du physique, d'où Jodan No Kamae est considéré comme un "Kokoro no kamae" une garde du cœur, un état d'esprit ou une attitude.
GEDAN NO KAMAE , autrement dit la position en garde "basse".
- La garde basse, Gedan-no-kamae, la pointe du sabre se dirige vers le sol et vers l'un des genoux de l'adversaire . Avec un sabre réel elle fait peser sur I'adversaire la menace d'une attaque par en bas (type Kesagiri ) extrêmement difficile voire impossible à parer. Si cette garde ressemble à une posture défensive, il s'agit en fait d'une posture d'attaque capable de dévier le sabre d'un adversaire et créer des opportunités. Elle permet également de dissimuler l'intention de l'utilisateur. La menace doit passer totalement dans I'attitude générale, notament dans le Metsuke (regard).
- Dans les textes anciens cette garde est souvent appelée Garde de la terre ( Tsuchi-no-kamae ).
HASSO NO KAMAE
- La garde Hasso-no-kamae, connue aussi sous le nom de Garde du bois. En Hasso le pratiquant porte la garde de son Sabre à la hauteur de sa bouche sur le coté droit, sabre légèrement incliné sur la droite, pied gauche en avant.
- Cette garde présente l'avantage de fausser entièrement le Ma-ai (la distance), car il n'y a pour l'adversaire aucun repère pour la mesurer.
Lorsque l'on exécute Hasso no kamae, nous devons rester simples et forts comme" un arbre", à même de respecter son adversaire "d'en haut". Hasso est considéré comme une variante de Jodan no kamae et, par conséquent, est une garde offensive
WAKI NO KAMAE
- La garde Waki-no-kamae connue aussi sous le nom de Garde du métal ou Garde de l'or, ce qui indique une sorte de «valeur cachée". Une variante de Gedan no kamae. permet de cacher le Sabre derrière soi pour empêcher l'adversaire d'apprécier sa distance de sécurité. C'est donc une garde qui cherche à tromper l'adversaire sur le Ma-ai . La menace ne peut donc s'exprimer que par l'attitude et le Metsuke (regard).
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NITO NO KAMAE : Garde correspondant à l'utilisation de deux Sabres.

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Miyamoto Musashi
L'un des plus célèbre samouraï "Maitre de sabre"qui est à l'origine de la technique et de l'école des 2 sabres
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